Je me suis infiltrée dans les coulisses du stade Vélodrome

Prenez votre ticket, le mythique stade Vélodrome se visite. Que vous soyez supporter de la première heure ou allergique au ballon rond, vous y trouverez votre compte car le lieu est totalement emblématique et chargé d’histoire. Visite au cœur d’un symbole purement marseillais.

Situé à quelques mètres du vrombissant rond-point du Prado, l’immense stade – 67.000 places assises – se trouve désormais au centre d’un néo-quartier en pleine éclosion qui s’étend sur près de 100.000 m². Quand on s’en approche, on se dit qu’il est imposant et ne fait pas ses 80 ans. Cela s’explique par des évolutions architecturales majeures, notamment à l’occasion de la Coupe du monde 98 et plus récemment en vue de l’Euro 2016. Depuis un an, suite à un contrat de naming conclu pour 10 ans, le stade s’appelle officiellement Orange Vélodrome.

Un petit groupe plutôt hétéroclite patiente gentiment dans le hall d’accueil. Quelques ados en ébullition arborent la tenue traditionnelle aux couleurs de l’OM, assortie d’une crête sur la tête, la fameuse coupe undercut.

Du vélodrome à l’OM : plongée dans un siècle d’histoire

Et c’est parti pour la visite : une heure au cœur des coulisses du Vélodrome. Notre guide, un jeune homme au débit mitraillette, connaît le stade sur le bout des doigts. Un point historique en guise d’introduction nous permet de mieux comprendre l’évolution de ce lieu mythique.

Inauguré en 1937, le stade devient rapidement un lieu de rendez-vous pour les Marseillais. On y va le week-end en famille pour y voir des courses de cyclisme mais aussi de l’athlétisme, du rugby, des compétitions de motos et de voitures. Rapidement, en quelques décennies, le football prend de l’ampleur et le stade devient le symbole des rencontres avec l’Olympique de Marseille.

Stade Vélodrome - vue aérienne - années 50

Puis c’est la galaxie Olympique de Marseille et à ses légendes qui défilent sous nos yeux : René Dufaure de Montmirail, courtier en assurance de 23 ans fou de sport, qui fonde le club en 1899 ; Larbi Ben Barek, dit « la perle noire », idole de Pelé ; le suédois Gunnar Andersson, amoureux de la France et du pastis, et ses 187 buts au compteur ; la bande des Minots ; Bernard Tapie ; Robert Louis-Dreyfus…

Et Dieu créa le stade

Une fois le décor planté, on passe aux choses sérieuses. La vue depuis le salon panoramique est stupéfiante. Le groupe pousse des petits cris d’excitation et enchaîne les selfies. C’est étonnant de voir le stade totalement vide mais cela permet d’en mesurer l’ampleur. Il faut imaginer les soirs de match, dans les fameux virages nord et sud, 26.000 personnes survoltées issues des groupes officiels de supporters chanter à l’unisson. Les supporters des équipes adverses sont eux interdits de stade 75% du temps et l’état d’urgence ne simplifie pas les choses.

L’entretien de la pelouse donne évidemment du fil à retordre aux administrateurs du site. Pendant un an et demi, un véritable faucon fut dressé et assigné à défendre le précieux gazon contre les attaques répétées de gabians, pigeons et autres volatiles. Cette solution, trop onéreuse, a finalement été abandonnée. Et c’est sans compter les chats qui jouent à cache-cache dans les gradins et qui ont élu domicile dans un local technique.

VIP, pressroom, vestiaires : c’est parti pour le off

La visite se poursuit maintenant dans les coulisses du Stade. Petit passage par les loges privatives prêtes à accueillir de 16 à 30 VIP. Le jour de la finale de l’Euro 2016, la location d’une loge pouvait atteindre la somme rondelette de 83.000 euros.

Dans la salle de presse, les plus fétichistes peuvent s’assoir à la place de l’entraîneur et des joueurs et rêver pendant quelques minutes.

La visite de poursuit dans les vestiaires. Sobres et plutôt confinés, ils permettent de réviser le nom des joueurs actuels de l’Olympique de Marseille. On termine la visite sur le tunnel axial de sortie des joueursrésonne en boucle le morceau « Jump » de Van Halen, puis par un accès à la bordure de pelouse. La boucle est bouclée. Et des vocations sont peut-être nées entretemps chez les enfants présents ce jour-là…

Je veux y aller !

Orange Vélodrome, 3 boulevard Michelet 13008 Marseille

Plein tarif : 13€
Tarif réduit * : 8€
Gratuit pour les – 6 ans

Durée : une heure environ. Photographies autorisées. Visites uniquement pendant certains week-end fériés et pendant les vacances scolaires.

Réservations via l’Office de Tourisme de la Ville de Marseille

Pour en savoir plus, consultez le site officiel Orange Vélodrome